Giannina LANATA- RICARD ,cette artiste
Péruvienne est née à Lima en 1947.

En 1971, elle épouse un français et s'installe alors
dans la région parisienne, à Croissy-sur –Seine.
De son enfance, elle a conservé l' empreinte des
civilisations précolombiennes et leur art.      Ces
influences se mêleront à une inspiration européenne
tout au long d'un parcours initiatique qui lui révèlera
la sculpture.


Cette discipline d'abord menée comme un loisir lui
donne l'occasion de découvrir le don du dialogue
avec la pierre.
D'abord élève à l'ASSARTAX à la Celle Saint-Cloud
notamment sous la direction du Maître Fumio OTANI,Giannina devient par la suite professeur de sculpture à Croissy-sur -Seine.


Lorsqu'elle quitte ses professeurs, son travail atteint
un surprenant niveau de maturité: il s'effectuera

peu à peu dans la sérénité et la confiance. Ses sculptures,
de facture symbolique, s'expriment une « structure
plastique bien charpentée comme si elles avaient
surgi du bloc de pierre d'un seul coup »

(Michèle FAGART).


Les expositions se succèdent dès 1983 et au cours
de l'une d'elles, ses ouvres recueillent les
observations de Pierre BRISSET :

« Ce sont ici la pierre, ou plus fréquemment

le marbre de Carrare, du Mexique ou d'ailleurs

qui sont les maîtres et font la loi, s'imposant

au ciseau de l'artiste, le guidant, d'instinct pourrait-on croire,selon leur volume et leur forme, leurs courbes,
leurs bosses et leurs creux, leur tendreté ou leur
dureté, les sillons de leurs veines, si fragiles qu'un
coup de maillet un peu rude peut les faire éclater
en morceaux »

 

Jean -Clarence LAMBERT dira aussi: « Dans son
travail de taille directe, Giannina médite et
imagine la pierre, le marbre rouge d'Italie ou le
marbre noir du Zimbabwe, le Carrare, noblesse
oblige, et la serpentine qui évoque son pays natal.
Ainsi apparaît une sorte de mythologie à la fois
naturelle et personnelle, où la main et l'esprit sont
à l'unisson pour donner corps à ces formes
archétypales que sont l'Oiseau, le Soleil Levant, le
Hibou ou même la Rencontre et l'Ecoute, quand
s'épure l'esquisse humaine. Dialectique du brut et
du poli. C'est à mes yeux, la vie secrète et
sensible des formes vivantes, des formes vécues. »

 

Les sculptures de Giannina LANATA-RICARD
illustrent le plus souvent des archétypes puisés dans
les mythologies universelles, images de notions et
principes inspirés des philosophies spiritualistes et du
christianisme.

L'exploitation fréquente alternant la pierre brute et la
pie1 polie, confère au visage habité par la pensée une
attitude physique traduisant parfaitement celle-ci.
L'artiste affirme sa conviction dans la victoire finale
de l'esprit sur les ténèbres à travers la créature de
Dieu. La création n'est pas isolée. L'artiste vit dans
un univers qu'il révèle et qui le révèle. Dans ce travail
de métamorphose se fondent l'âme de l'artiste,
l'esthétisme monolithique péruvien et un vocabulaire
de représentation plus européen, plus contemporain.
Les oeuvres sont ainsi habitées d'une force simple,
spontanée et dense.

 

 

                 

 

 

 

 

 

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