Jury du Festival 2007

MICHELE LEVIEUX, journaliste et critique de cinéma.

Née en 1946 à Paris. Critique de télévision puis de cinéma dans des revues théoriques avant d’écrire dans Révolution et à l’Humanité où elle s’est faite spécialiste de l’entretien des plus grands cinéastes, elle est aussi photographe. Programmatrice de rétrospectives - elle a fait découvrir entre autres l’œuvre d’Arthur Lamothe consacrée aux Indiens Montagnais, dans des festivals internationaux, elle organise des venues de personnalités et de films dans des festivals en Russie, au Kazakhstan ou au Brésil. Elle a animé le  festival Aimer le cinéma, présentant pour la première fois en Russie les films des pionniers.  Elle a publié sur Douglas Sirk, Sacha Vierny et traduit le livre de Mohsen Makhmalbaf, En Afghanistan, les bouddhas n’ont pas été détruits, ils se sont écroulés de honte (chez Fayard).   

JUAN SOLANAS, réalisateur, directeur de la photographie, producteur et scénariste.

Né en 1966 à Buenos-Aires, Juan Diego Solanas arrive en France à l’âge de dix ans avec sa famille, forcée à l’exil pendant la période de la dictature militaire. A Paris, étudiant en histoire de l’art, il devient assistant du chef opérateur argentin, Félix Monti. Il travaille avec son père, le cinéaste Fernando « Pino » Solanas, comme étalonner sur Le sud (1988) et Le voyage  (1992) puis comme  directeur de la photographie du Nuage, primé à Venise  et à La Havane en 1998.

En 2000, il écrit, produit, réalise et éclaire son premier court-métrage, L’homme sans tête. Il reçoit le Prix du jury à l’unanimité des mains de son président, Emir Kusturica, à Cannes en 2003 et le César du meilleur film court en 2004.

En 2005, il produit, écrit et réalise son premier long métrage, éclairé par son maître, Félix Monti : Nordeste, sélectionné à Un Certain Regard à Cannes.

Juan Solanas a produit deux films de jeunes cinéastes argentins : La Leon de Santiago Otheguy, primé à Berlin en 2007 puis distribué en France par MK2

et Por sus propios ojos de Liliana Paolinelli, montré au dernier festival de Biarritz.    

HILARY  SANDISON, productrice et scénariste

 

De nationalité anglaise, elle a commencé à travailler à Londres dans la production cinématographique (avec les Monty Python) puis à Paris pour des films de Costa Gavras ou Jacques Rivette.

A partir de 1985, elle vit à Montevideo où pendant une vingtaine d’années, elle écrit, dirige et produit des documentaires pour Channel Four et BBC World, principalement sur les questions sociales et environnementales.

Après avoir vécu en Espagne, elle a intégré la société de production La Realidad, située à Paris et fondée par deux cinéastes, l’uruguayen Gonzalo Arijon et l’argentin Alejandro Valenti.   

 

Dominique Tupin, distributeur

 

Né à Neuvy Saint-Sépulcre en 1946, Dominique Tupin, après une carrière dans la presse écrite, la réalisation et la production de documentaires, devient distributeur grâce à un coup de coeur pour le film Jérico de Luis Alberto Lamata (Vénézuela). Depuis, il a distribué plus de 60 films, dont de nombreux premiers films. Parmi sa filmographie, on trouve Le trône de la mort de Murali Nair (Inde), Caméra d’or à Cannes. Mais aussi, New Rose Hotel d’Abel Ferrara, Scarlet diva d’Asia Argento, Le bassin de JW de Monteiro ou Je suis né d’une cigogne

de Tony Gatlif. Son intérêt pour l’Amérique latine l’a amené à distribuer des films en provenance de : l’Argentine (Maria Luisa Bemberg), Chili (Ricardo Larrain), Colombie (Luis Ospina), Mexique (Arturo Ripstein)… En 2008, il distribuera 2 films japonais (Survival style 5+ et Samourai saga) et Silver City de John Sayles (USA).

 

 

JOAQUINA  BELAUNDE, comédienne  

Née en 1963 à Boulogne-Billancourt, d’un père péruvien et d’une mère franco-arménienne, qui l’ont emmenée, à l’âge de trois mois, au Pérou. Elle a fait ses études au lycée français de Lima et alors qu’elle passe son baccalauréat, elle s’intéresse à la peinture

et au théâtre.

En 1984, de retour à Paris, elle suit des cours d’art plastique et aussi ceux de l’école

de mime de Marcel Marceau. Elle fait partie de la troupe du théâtre Aleph, joue dans

Les Olympiennes de Claude Confortes et dans La folie d’Isabelle de Carlo Boso selon

les méthodes du Piccolo Teatro.

A la télévision, elle a joué dans des films d’Yves Boisset, Denis Berry ou Michel Sibra,

au cinéma, dans Femme fatale de Brian de Palma (2002), Le divorce de James Ivory (2003) et dans Cliente de Josiane Balasko, dont la sortie est prévue début 2008.   

Elle va jouer prochainement dans Un mundo para Julius, une production péruvienne, adaptée de l’œuvre de l’écrivain péruvien, Alfredo Bryce Echenique et réalisée par le cinéaste colombien, Simon Brand.  

PIERRE RICHARD, comédien, scénariste, réalisateur et producteur.

Né en 1934 à Valenciennes, Pierre-Richard Defays, célébrissime du fin fond de la Sibérie jusqu’à Cuba, sous le nom de Pierre Richard, est un monument du cinéma français : plus de quatre-vingt films en près de cinquante ans de carrière. Reconnu par ses pairs, il a reçu un César d’honneur en 2006. Mais surtout Pierre Richard est un caractère, comme il y en a peu dans le cinéma mondial, faisant fi de la pesanteur des corps et des âmes, analysé aujourd’hui par la jeune critique. Quelle n’a pas été sa joie de découvrir, il y a quelques années, un premier article en ce sens dans… Les cahiers du cinéma !

Jacques Rozier avec Les naufragés de l’île de la Tortue (1976), Yves Robert avec Alexandre le Bienheureux (1967) et Le grand blond avec une chaussure noire (1972) puis Francis Veber avec Le jouet (1976) auront contribué à la création de cet émouvant Distrait (1970) dessiné par l’auteur lui-même.  Acteur pour le petit écran dans des rôles créés sur mesure (Sans famille (2000) et Robinson Crusoé (2003), Pierre Richard est actuellement sur scène dans Pierre et fils après un brillant one-man-show, Détournement de mémoire.

Il a réalisé avec Jean Cormier, Parlez-moi du Che en 1987 et produit en 1999, Le chemin des neuf mondes de Gilles Combet, contant comment les Indiens Kogis « rachètent » leur terre en Colombie, soutenus par l’Association Tchendukua. Pierre Richard en est le président d’honneur depuis l’an 2000.  

 

FIRMINE RICHARD, comédienne.

Née à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe en 1947, Firmine Richard est célébrée dès sa première apparition à l’écran, dans Romuald et Juliette de Coline Serreau. C’était en 1989, elle y tenait le premier rôle aux côtés de Daniel Auteuil. Depuis, ses personnages ne cessent d’être habités par sa nature d’exception, au cinéma sous la direction de Dino Risi, Claude Lelouch, François Ozon - pour Huit femmes,  elle reçoit l’Ours d’argent à Berlin décerné à l’ensemble des actrices -, Gabriel Aghion, Claude Berri ou Sophie Marceau, mais aussi à la télévision avec entre autres, Rachid Bouchared. Très présente au théâtre, Firmine marque de sa truculence les célèbres Monologues du vagin ou La noce chez les petits bourgeois de Brecht... en langue créole.

« Fanm doubout », elle défend la condition de ses compatriotes par son engagement politique. En 2007, elle a reçu les insignes de Chevalier de l’Ordre National du Mérite des mains de Coline Serreau, qui a déclaré : « Il y a vingt ans, Firmine possédait déjà tout ce qui ne s’apprend pas : le talent et le cœur ».   

Parrains  du Festival 2007

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JAVIER PÉREZ DE CUELLAR, homme politique péruvien, juriste et diplomate, ex-secrétaire général de l’ONU et président du Congrès de l’Union Latine

Né à Lima en 1920, après être entré à l’âge de vingt ans au ministère des Relations extérieures péruvien, il occupe de nombreux postes de secrétaires d’ambassades voire de ministre conseiller à l’ambassade du Pérou au Brésil. A son retour à Lima et dès 1962,il est ambassadeur en Suisse et le premier à représenter son pays en Union soviétique (de 1969 à 1971). En 1964, alors qu’il est professeur de droit international au Pérou, il écrit un Manuel de droit diplomatique.

En 1971, il est nommé représentant permanent du Pérou aux Nations unies et en 1973, il représente son pays au Conseil de sécurité de l’ONU.  Il devient président du Conseil lors des événements de Chypre puis secrétaire général adjoint aux affaires politiques de l’ONU en 1979. Il représente alors le secrétaire général pour les questions relatives à la situation en Afghanistan. Il est secrétaire général de l’ONU de 1982 à 1991, deux mandats pendant lesquels il se montre un médiateur opiniâtre que ce soit entre le Royaume-Uni et l’Argentine après la guerre des Malouines ou pour ramener la paix en Amérique centrale. Il intervient pour le cessez-le-feu dans le conflit Iran Irak, dans le processus  d’indépendance de la Namibie, dans le conflit du Sahara occidental ou dans le dossier chypriote.

En 1995, il se présente à la présidence du Pérou contre Alberto Fujimori.En 2000-01, il est Premier ministre et ministre des Relations extérieures du gouvernement de transition de Valentin Paniagua Corazao, constitué après la démission, depuis le Japon, de Fujimori.

De 2001 jusqu’à la fin 2004, il est ambassadeur du Pérou en France et il est représentant permanent à l’Unesco,    organisation au sein      de laquelle   il continue de travailler, en particulier en ce qui concerne les Entretiens du XXIème siècle. Javier Pérez de Cuéllar est président du Congrès de l’Union latine.Il est docteur Honoris causa d’une cinquantaine d’universités à travers le monde et a reçu de nombreuses récompenses et décorations, dont le Prix Prince des Asturies en 1987, le Prix Olof Palme et le Prix Nehru en 1989.